À l’ère du web, de nombreuses activités autrefois traditionnelles de publicité et de relations publiques des entreprises ont été remplacées par des mécanismes de plus en plus informatisés qui ont, de leur côté, l’avantage d’accélérer le système d’information et, en même temps, de le rendre accessible à des tranches de public toujours plus larges. C’est précisément dans ce sens que s’inscrivent les newsletter, de véritables bulletins par lesquels une organisation, en envoyant une communication par mail à un certain nombre de personnes, informe ses contacts et/ou clients des mises à jour relatives à ses activités. Bien que cela puisse sembler une tâche simple à première vue, créer une newsletter est tout sauf un acte immédiat : la communication externe d’une entreprise est en effet l’une des parties les plus importantes de celle-ci, car elle peut contribuer à créer une réputation et, en même temps, à gagner ou perdre d’importants clients sur le marché. C’est pourquoi la demande de profils spécialisés dans le web marketing incluant la création de newsletters augmente de plus en plus, afin qu’ils puissent apporter des résultats mesurables et améliorer les performances.
Dans ce type d’activité, nous pouvons considérer trois phases dont la définition est essentielle pour la réussite finale de la newsletter.
Définition de la stratégie
Chaque bonne action de web marketing doit s’inscrire dans une planification digitale plus large qui ne peut se passer de la réalisation préalable d’une stratégie ad hoc dans laquelle les objectifs à atteindre soient identifiés avec précision. À cet égard, la première chose à déterminer est le but de notre newsletter.
Voulons-nous vendre davantage ? Il sera alors nécessaire de miser sur une écriture persuasive qui permette au client d’identifier rapidement l’appel à l’action et de comprendre en peu de temps quels sont les avantages qu’il aurait en répondant à la demande reçue.
Voulons-nous élargir notre base d’utilisateurs ? Dans ce cas, bien souvent, nous entrerons en contact pour la première fois avec des personnes qui n’ont jamais entendu parler de nous ; il faut raisonner comme on le ferait dans le monde physique : parler brièvement de nous, montrer de l’intérêt pour connaître le lecteur et essayer de capter son attention en laissant à l’utilisateur un espace pour pouvoir interagir, minimisant autant que possible le caractère unidirectionnel typique d’un mail.
Voulons-nous mettre à jour le lecteur sur nos nouveautés ? Il est important d’essayer de l’engager autant que possible, en créant une communication autoréférentielle qui ne soit pas ennuyeuse – il est indispensable dans ce sens d’éviter d’envoyer un nombre excessif de mails en peu de temps – et qui ne pousse pas le lecteur à classer le message avec un laconique, mais parfois attendu, « et alors ? ».
Comment écrire une newsletter
Si vous pensez que rédiger une newsletter puisse se faire en quelques minutes avec quelques lignes jetées là, eh bien, vous vous trompez. La première chose à penser soigneusement est l’objet du mail qui est ensuite la première chose que le destinataire lira : si celui-ci est mauvais, la possibilité que votre message soit ouvert (d’autant plus dans un monde où l’on reçoit des centaines de mises à jour hebdomadaires) est quasiment nulle. De plus, il est important de ne pas entrer en conflit avec l’intelligence sémantique des boîtes mail ; beaucoup sont désormais configurées pour jeter automatiquement certains messages dans les spams : des mots qui suggèrent des remises incroyables, la gratuité d’un service, des bénéfices excessifs et des appels à l’action trop insistants peuvent avoir pour effet néfaste d’être bloqués d’emblée avant même d’avoir pu être lus. Ces vocables sont appelés, dans le jargon, spam words et risquent de faire échouer votre plan avant même de commencer.
Choisir et contrôler le système d’envoi
La méthode la plus mauvaise pour envoyer une newsletter est de créer un message identique et de l’envoyer à tout le monde, peut-être via Google, et en mettant tous les destinataires dans le même mail. Imaginez la confusion de vous retrouver dans un même mail avec des centaines d’autres inconnus qui se demandent – et vous demandent – pourquoi ils figurent dans cette communication. Soyons clairs : avec un expéditeur aussi irréfléchi, auriez-vous envie d’en savoir plus ?
C’est pourquoi, surtout si l’on s’adresse à un large public, il convient de sélectionner soigneusement la méthode d’envoi de sa newsletter. La première chose est de choisir, parmi les nombreux logiciels, celui qui nous permet de modifier le contenu de notre mail selon le destinataire, créant ainsi une expérience potentiellement unique pour le lecteur : parmi ceux-ci, les plus connus sont certainement Mailchimp, MailUp et SendInBlue, excellents surtout pour les envois massifs. Dans ce dernier cas, il est de bonne pratique, une fois l’envoi effectué, de surveiller la quantité de mails qui atterrissent en spam ou ne sont pas lus : pour assurer le succès de la communication d’entreprise, il est en effet crucial d’exclure des informations ultérieures ceux qui montreront ne pas être intéressés à interagir avec nous, ce qui pourrait augmenter le pourcentage de spam perçu dans sa newsletter.
Comme vous l’aurez sans doute compris, la création d’une newsletter est une activité qui nécessite une certaine étude du sujet et un approfondissement nécessaire : sinon, vous risquez sérieusement de perdre du temps et des clients potentiels. Une situation à éviter à tout prix dans une époque aussi rapide et intelligente que la nôtre.










